Notre approche de culture - préparation de notre sol

Notre approche de culture - préparation de notre sol

Nous accordons une attention particulière à la façon dont nous cultivons notre cannabis CBD.

Pourquoi cultiver de façon permacole ?

Notre recherche de la meilleure expression "phénotypique" des variétés que nous cultivons nous a appris une chose importante : le milieux influence grandement l'occurrence générale des traits que tout cultivateur recherche.

Que cela soit de la vigueur, ou juste un trait tel que la quantité produite de résine sur une fleur, la manifestation des traits que nous recherchons devra toujours se passer dans un milieux bénéfique pour la plante, mais surtout comportant aussi des éléments les plus divers. En d'autre terme, il n'y a pas que les facteurs tels que la température, le vent, la présence de tel ou tel nutriment qui détermine l'expression complète d'un génotype (facteurs abiotiques) ; il existe aussi multitude de facteurs liés à l'interactions d'éléments vivants au sein de ce même milieux. Que cela soit des bactéries, des éléments fongiques et que ces interactions soit bénéfiques ou négatives. Tout ces éléments sont à prendre en compte.

En résumé, et à la lumière de notre expérience, plus il y a de facteurs bénéfiques entourant le système de vie d'une plante, plus ceux-ci " dérouleront " la diversité des traits que contiennent sa génétique. Certains traits peuvent être facilement " débloqué" lorsqu'ils sont prédominant alors que certains peuvent se révéler lorsque le milieux change (plasticité phénotypique). Par exemple, nous avons remarqué que les spectres aromatiques de nos plantes cultivée au soleil étaient bien plus complexe que lorsque nous les avons cultivé sous LED. Cela à d'ailleurs été résumé dans une étude récente : les concentrations en terpènes sont plus élevées sur les fleurs de cannabis cultivé au soleil que sous lampe (1).

Naturellement donc, nous nous sommes tournés vers la culture en sol vivant, ou du moins sur une optique de culture permacole, sans intrants chimiques, avec un maximum de vie et de systèmes le composant car nous avons jugé que c'était la meilleure approche pour que nos plantes expriment leurs potentiel. Nourrir le sol pour que celui ci nourrisse les plantes et non simplement nourrir les plantes.

Les étapes de préparation.

La terre qui compose notre terrain est argilo-humique. Celui ci est un ancien champs de vigne -comme beaucoup dans la région- arrachées il y a une quinzaine d'années. Mis en jachère depuis cette période, il n'a connu aucune culture depuis cette date. 

Les plantes qui y poussent naturellement nous ont permis de déterminer les enjeux qu'il fallait relever, ou les choses qu'il fallait rééquilibrer pour que notre sol sois à nouveau fertile. Les plantes bioindicatrices peuvent indiquer par leurs présence l'histoire d'un lieux, des carences en nutriments dans la terre, l'état du sol et sa composition ( riche en éléments organiques : carbone, azote ou métalliques.)

Comme beaucoup de terrains laissé sans culture, la terre de celui-ci était très tassée et nécessitait d'être décompactée pour pouvoir être cultivée. Elle était aussi pauvre en nutriment. Il fallait reconstruire toute la zone " vivante " du sol. En effet : ce ne sont que les 30 premiers centimètre d'un sol qui sont le plus important pour y cultiver. Sur des terres tassée, cette couche de forte activité biologique ( zone organique et zone arable)  est très fine, ce qui diminue sa fertilité et sa résistance aux fortes pluie et à la sécheresse.

Notre sol avant culture 

La parade souvent observée est le labourage : cela permet de décompacter le sol le temps de quelques mois et d'y enfouir des éléments nutritifs. Hors, cette pratique n'est pas appliquée en sol vivant car elle ne respecte ni son équilibre, ni les cycles qui le compose. Cette pratique conduit aussi à une érosion prématurée des sols. 

Pour permettre à notre terre d'être moins compacte et redonner un coup de boost à ses couches superficielles la solution à été d'y incorporer l'équivalent de 150 litres de Bois Raméal Fragmenté composté au mètre carré à notre sol natif argileux. Le but à été d'y créer une couche épaisse servant d'habitat aux macro et micro décomposeurs bénéfiques, et recréer cette fameuse couche arable.

30M3 ont été répartis sur 4 bandes de culture de 50M2

Pour éviter une surcharge de carbone, nous avons ensuite intégré du guano de poule riche en azote et en calcium, de la luzerne en pellet qui est un excellant stimulateur de sol et riche en azote. Nous avons aussi intégré des éléments minéraux en quantité tel que du basalte, du gypse, de la zéolithe et du sel d'epsom. L'objectif de ces intrants minéraux est d'équilibrer le complexe argilo-humique pour éviter le lessivage des sols par l'irrigation lié à ce soudain ajout de carbone. C'est aussi d'excellentes sources de micro-nutriments.

Nous avons choisi de travailler avec un fournisseur de qualité, pionnier dans le domaine...

Notre sol après épandage des amendements

Une fois l'épandage des amendements, un rapide passage a la fraise rotative a été réalisé sur une profondeur minimale. Cette étape très importante à permis l'établissement des éléments dans la terre et de ce fait, ne plus nécessiter de pareil équipements lors des saison prochaines.

Après paillage, nous avons ensuite inoculé le sol de diverses espèces fongiques bénéfiques pour les plantes : des souches de champignons mycorhiziens, certaines bacilles sélectionnées, bactéries nitrifiantes...ainsi que des irrigations de thé de compostes pour accélérer et aider le sol à s'équilibrer. 

Un thé de compost oxygéné, un véritable "booster" pour la vie bactérienne du sol.

La culture étant arrivée rapidement après le travail du sol, il a fallu être réactif pour identifier les derniers équilibrages nécessaire pour que notre sol soit bon pour nos plantes. Une fois l'équilibre installé, un sol vivant se comporte comme un organisme et possède une certaine autonomie tant que celui ci reste suffisamment irrigué. 

Présence de mycélium. De nombreuses espèces fongiques vivent en symbiose avec les racines des plantes. Les racines leurs donnent du sucre et le mycélium dégrade la matière organique en nutriments assimilable par la plante.

 

Nos plantes en pleine santé, sans la moindre carence.

 

 

 Les avantages du sol vivant ou "living soil"

  • Une expression plus complète de la plante, de son caractère aromatique et in fine une meilleure qualité de fleurs grâce à la diversité du sol.

  • Une exposition réduite aux métaux lourds en privilégiant des intrants naturels : le chanvre est connu pour ses fortes propriétés dépurative des sols...

  • Une meilleure gestion de la ressource en eau.

  • Restaure la fertilité des sols.

 

(1) https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9861703/

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